Les technologies de l’information et de la communication (TIC) peuvent trouver une place importante lors des activités et des SAÉ en science et technologie. Dans de nombreuses occasions, elles seront un accélérateur des apprentissages des élèves. Voici quelques pistes concrètes d’utilisation des TIC.

Exploiter l’information

Lorsque l’élève doit proposer des explications ou des solutions à des problèmes d’ordre scientifique ou technologique (compétence 1), il sera fréquent qu’il utilise l’Internet. Mais se retrouver sur la toile et, surtout, trouver de bonnes informations adaptées à l’âge des élèves n’est pas toujours facile. Il est donc important que l’élève apprenne à faire des recherches d’information et à être critique sur la qualité ce qu’il trouve.

Pour les enseignants qui souhaitent être mieux outillés au regard du processus de recherche, l’équipe des bibliothécaires de la CSSDM offre des services dans ce sens.

Les traces des démarches des élèves

Faire de la science et de la technologie, c’est aussi garder des traces de notre démarche afin d’apprendre et de partager ce qu’on fait. Les traces peuvent être de plusieurs types. Bien sûr, on peut travailler avec un cahier de papier où l’élève note, de façon manuscrite, ses hypothèses, sa planification, ses résultats et ses conclusions.

L’utilisation des TIC, mais plus particulièrement des photographies, de la vidéo et de l’enregistreur numérique permet de rapidement documenter une démarche sans nécessairement utiliser des appareils sophistiqués. On utilisera ce qu’on a sous la main : un appareil photo numérique, une tablette, une caméra document, un portable, un iPod ou un téléphone intelligent. On apprend ainsi aux élèves à utiliser à bon escient ces appareils.

On encouragera aussi la mise en commun des résultats en utilisant des outils de la suite Office en ligne, O365, dont le nuage OneDrive et les carnets de notes OneNote.

Pour en savoir plus sur O365, consultez la page du site Cybersavoir de la CSSDM à ce sujet : cybersavoir.csdm.qc.ca/office-365/.

L’utilisation d’un chiffrier numérique

Qu’il porte le nom Excel dans la suite Office, celui de Numbers sur un iPad ou Sheets dans les outils en ligne de Google, le chiffrier numérique est un outil puissant pour noter des résultats et les présenter. Au primaire, on peut l’utiliser dès qu’on doit faire un tableau, un diagramme à bandes ou un diagramme à ligne brisée. On apprendra aussi à programmer quelques formules simples pour accélérer des calculs (ex. : additions, moyennes). Finalement, on exploitera aussi la puissance d’un même fichier partagé pour compiler les résultats de toute une classe, voire même de plusieurs classes qui travaillent sur un même projet.

Pour les adultes qui désirent en connaître un peu plus sur Excel Online, on peut consulter le tutoriel créé par l’équipe du Cybersavoir (2015).

La science en réseau

L’école en réseau existe depuis plusieurs années, mais depuis 2017, un projet pilote a vu de jour afin de faire plus de science en réseau. En collaboration avec L’île du Savoir et grâce à des subventions du Conseil de recherche en science naturelle et en génie du Canada (CRSNG) et du Scientifique en chef du Québec, une équipe d’enseignants et de conseillères pédagogiques de la CSDM aident l’équipe de l’École en réseau à parfaire le projet.

Faire de la science en réseau, c’est avant tout permettre aux élèves de vivre une démarche d’investigation à partir d’une question ou d’un problème scientifique ou technologique qui les préoccupent. C’est ensuite collaborer avec d’autres classes de la province, et même d’ailleurs dans le monde, de même qu’avec des scientifiques professionnels pour proposer une explication ou une solution. Pour ce faire, ils utiliseront, entre autres, la visioconférence (Via), mais aussi un forum de collaboration (Knowledge Forum). Ainsi, cette communauté d’apprenants, enfants et adultes compris, participera à une démarche de coélaboration de connaissances qui s’inscrit parfaitement dans le développement des citoyens du XXIe siècle!

Pour plus d’information, ou pour participer à un projet, suivez l’École en réseau sur son site Web ou sur sa page Facebook.

Et la robotique et la programmation dans tout cela?

Tout d’abord, il faut savoir que la robotique et la programmation ne sont pas des objets d’apprentissage important dans le programme de science et technologie. Il n’y a qu’un énoncé de la progression des apprentissages où l’on retrouve le mot « robot » (Reconnaître des structures robotisées utilisant un servomécanisme).

La programmation est toutefois un moyen intéressant et motivant pour développer, entre autres, des éléments de la compétence à proposer des explications ou des solutions à des problèmes d’ordre scientifique ou technologique.

La robotique, en plus de ce qu’offre sa dimension de programmation, permettra l’acquisition et la maîtrise de certaines connaissances au programme. La construction et l’utilisation des robots implique nécessairement de comprendre des bases de l’énergie électrique, de l’énergie mécanique, des forces, des mouvements et des machines simples, pour ne nommer que ces éléments.

Par ailleurs, nous recommandons aux enseignants d’être rigoureux pour leur planification annuelle lorsqu’ils prévoient faire de la programmation et de la robotique afin de s’assurer du développement de l’ensemble des compétences et de permettre aux élèves de faire l’acquisition d’un maximum de connaissances de l’ensemble du programme.